Après des mois enfermés, le besoin de nature ne s’est jamais autant fait ressentir auprès des collaboratrices et collaborateurs. Cette crise a eu au moins un effet positif : accélérer la prise de conscience des bienfaits de la nature sur notre santé physique (qualité de l’air, taux d’humidité), mentale (stress…) et sociale (lien social, communication entre les équipes).
La demande de végétalisation dans nos espaces de vie et de travail est désormais urgente : en 2019, 77 % des Français estimaient déjà qu’il n’y avait pas assez de végétal sur leur lieu de travail (étude Unep-Ifop). D’autant que les études ne manquent pas pour prouver que c’est un levier de productivité pour les entreprises, la stimulant de 15 % selon les universités de Cardiff et d’Exeter.
Les entreprises ont pris la mesure du phénomène. Il est de plus en plus rare de voir un projet d’aménagement ou de réaménagement sans volet végétal.
Orange, pour son nouveau siège social Bridge, a accordé une large part au végétal dans tous ses espaces intérieurs et extérieurs, en conjuguant jardin sur le toit, design végétal et culture aquaponique ou hydroponique. TotalEnergies, pour son futur siège social The Link à La Défense, va intégrer des jardins intérieurs « en cascade » pour multiplier les interactions entre la nature au bureau et ses occupants. Chez L’Oréal, dans son centre de R&D à Saint-Ouen, labellisé Biodivercity, l’entreprise s’engage davantage encore pour offrir à ses collaborateurs un projet végétal global auquel celles et ceux qui le souhaitent peuvent participer (potager, jardin en permaculture, aquaponie, ruches…).
Si ces projets nourrissent la stratégie RSE des entreprises, ils ont aussi un objectif majeur : rendre attractif le lieu de travail pour attirer les talents et faire revenir au bureau. Les collaborateurs sont de plus en plus attentifs à la qualité de la décoration et à l’environnement de travail. L’ambiance minérale, longtemps choisie car épurée, est de plus en plus délaissée au profit de cadres plus chaleureux et plus personnels, ce que permet l’épanouissement de la nature dans ces espaces.